• Caroline de la Garanderie

Le deuil au travail

Mon activité professionnelle est comme une fleur dont l'accompagnement des endeuillés est le coeur. L'un des pétales en est l'accompagnement du deuil au travail.


Les assises du deuil 2021 de l'association Empreintes ont justement eu pour thème Le deuil au travail.

Car le deuil est bien présent dans la vie professionnelle, bien que souvent tabou et relégué à la sphère intime.

Pourtant un accompagnement adapté est bénéfique, à la fois pour le collaborateur endeuillé, pour ses collègues et par extension pour l’entreprise.

Informations de base (étude CREDOC 2021)

Une personne meurt chaque minute en France, soit 600 000 morts chaque année. (+ 100 000 décès dus à la COVID 19 en 2020).

  • Un décès touche en moyenne 5 proches.

  • Dans la vie professionnelle, 24% des adultes ont été confrontés au décès d’un collègue direct, 15% d’un autre collègue, 8% d’une personne plus éloignée dans l’entreprise .

  • 31% des managers ont été confrontés à un deuil d’un proche dans l’entourage personnel d’un collaborateur.

Concrètement, parmi les actifs en situation de deuil :

  • 22% vivent un épuisement professionnel.

  • 12% développent une maladie.

  • 28% ressentent des douleurs physiques inhabituelles.

  • Les proportions de démissions et de ruptures conventionnelles représentent 9 % des endeuillés actifs.

  • Dans le cas du deuil d’un collègue, 65% des gens considèrent qu’ils étaient dans une relation proche.

67% des endeuillés actifs ont du s’absenter au minimum 1 fois dont :

  • 65% autorisation d’absence.

  • 29% arrêt maladie = 34 jours par an en moyenne.

  • 27% congé sans solde.

  • 31% mise en disponibilité.

La reprise du travail aide 35% des endeuillés.

Le soutien dans le monde professionnel est d’abord apporté par les collègues et pas par la Direction ou les RH.

  • 70% n’ont pas reçu de soutien de la part de leur Direction et supérieurs hiérarchiques ou un soutien inutile ou inadapté.

  • 80% n’ont pas reçu de soutien de la part des RH ou un soutien inutile ou inadapté.

  • 47% ont reçu un soutien essentiel ou bénéfique de la part de leurs collègues.

Lors du décès d’un collaborateur, la moitié des employeurs n’a rien prévu. Cette proportion est de 58% pour le décès d’un proche d’un collaborateur.

17% proposent un soutien individuel ou collectif.

Au sujet d’un entretien lors du retour au travail suite à un congé de deuil :

  • 53% des actifs endeuillés trouvent utile qu’un entretien soit proposé par l’employeur.

  • 26% le trouvent plus utile avec un psychologue.

  • 20% avec le responsable hiérarchique.

  • 13% avec le service RH.

  • 8% avec un travailleur social.

L’objet de cet entretien serait :

  • 58% pour exprimer son ressenti.

  • 45% pour faire part de ses difficultés.

  • 41% pour aborder l’impact de cette situation de deuil sur le travail.

  • 33% pour faire part de ses besoins.

  • 24% pour expliquer ce qui s’est passé.

Le nombre de jours de congés est jugé insuffisant par :

  • 68% pour le décès d’un conjoint.

  • 58% pour le décès d’un enfant (moins de 25 ans) - passé à 15 jours depuis juillet 2020.

1/3 des endeuillés est heurté par certaines attitudes dont :

  • 37% par l’utilisation de clichés.

  • 30% par l’incompréhension du deuil vécu.

  • 28% par la gêne exprimée par les personnes qui s’adressent à eux.

  • 28% par le manque de soutien.

  • 21% par le jugement des autres.

  • 17% par un humour déplacé.

Pourquoi faire appel à un référent deuil ?

Un référent deuil permet de mieux accompagner les actifs en deuil. C'est une personne ressource au sein d’une entreprise qui intervient à 2 titres :


En matière d’écoute, d’information et d’orientation :

  • Ecouter et informer une personne en deuil, son entourage personnel ou professionnel, informer sur la définition du deuil, sur le cheminement du deuil et sur sa temporalité, sur ce qu’est un deuil normal, un deuil compliqué ou un deuil pathologique.

  • Eclairer sur les spécificités de certains deuils, notamment le deuil après suicide.

  • Mettre à disposition des ressources documentaires.

En tant que référent deuil :

  • Concevoir sa fiche de poste et ses objectifs en lien avec la hiérarchie.

  • Constituer un réseau de partenaires extérieurs pour proposer des orientations pertinentes.

  • Mettre en place des protocoles systématiques lorsqu’un salarié décède ou vit un deuil.


> Si vous souhaitez faire appel à un référent deuil au sein de votre entreprise, je vous invite à me contacter directement.

06 88 98 54 79 caroline.dlgaranderie@gmail.com

> Si vous souhaitez visionner l'intégralité des Assises du deuil, cliquez sur l'image :






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